Sophrolympique
Sophrologue à Châtellerault

Oui à une éducation sans violence!

Aujourd'hui c'est la journée contre la violence éducative, où l'on va inévitablement reparler de l'interdiction de la fessée et des châtiments corporels divers, dont trop de parents pensent encore que c'est un mal nécessaire à une bonne éducation.

Le but de cet article n'est nullement de blâmer les parents (j'en suis un) ou de leur faire la morale, mais de contribuer à une prise de conscience.

Quiconque a ou a eu des enfants sait bien que c'est une mission difficile : les enfants d'aujourd'hui sont peut-être plus durs à gérer, les parents travaillent, sont fatigués, pas toujours suffisamment patients ou à l'écoute, et il n'est pas rare qu'en cas de conflit des cris soient poussés, des fessées ou des gifles soient données.

Après tout, comme disaient nos parents et grands-parents, "une bonne fessée de temps en temps n'a jamais tué personne" (on pourrait en discuter...), ou encore "ça remet les idées en place".

Sauf que les études en neuro-sciences ont montré que les enfants ayant subi des violences physiques ou psychologiques ("tu es nul, tu ne vaux rien, tu es méchant", etc etc) intègrent la violence comme facteur de régulation des conflits ou plus généralement des relations interpersonnelles.

Toutes les violences, tout ce qui est vécu (de bien aussi!) s'inscrit dans l'inconscient pour toujours.

Ainsi, les enfants violentés auront plus de mal à développer des capacités d'empathie, de bienveillance ou de coopération à l'âge adulte, et seront plus en clain à reproduire la violence qui est en eux dans leurs relations sociales.

L'enfant, par définition, n'est pas fini, il est en construction. Quand il fait une crise, crie, pleure, c'est que quelque chose ne va pas. L'adulte doit se mettre à sa place, à sa hauteur aussi, lui parler et lui expliquer les choses calmement, posément, sans pour autant renoncer à affirmer son point de vue et à rester ferme.

Par ailleurs, il ne viendrait à personne normalement constitué de frapper son interlocuteur sous prétexte qu'il n'est pas d'accord avec moi, que je ne le comprends pas, que je suis fatigué et pas en mesure de satisfaire son besoin ou sa demande, ou pour affirmer mon point de vue.

Alors, pourquoi et au nom de quoi faire subir à nos enfants ce que nous ne nous faisons pas entre adultes, et qui est par ailleurs illégal??

 

Une pratique régulière de la sophrologie peut aider l'adulte à contrôler ses émotions (énervement, colère, peur...), ses sensations (accepter un état de fatigue par exemple), mais aussi à développer ses capacités d'empathie, de bienveillance, d'écoute, de patience...

La sophrologie, discipline psycho-corporelle, permet de développer ses capacités et ses ressources, de progresser, de s'améliorer dans tous les domaines.

Dans la relation à autrui, elle nous aide également à adopter une attitude bienveillante, empathique, respectueuse.

En cela la sophrologie a toute sa place dans l'éducation des enfants.  


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