Sophrolympique
Sophrologue à Châtellerault

Le PSG entre syndrome bulgare et méthode Coué

Pour la troisième année consécutive, le PSG est éliminé de la ligue des Champions dès les 1/8è de finale, pour la deuxième fois en trois ans au terme d'un scénario improbable.

En 2017 après une large victoire 4-0 au match aller, le PSG avait sombré 6-1(!) à Barcelone (la remontada), en encaissant un but dès la deuxième minute, puis trois dans les sept dernières minutes.

Hier soir, il a fait pire. Après une victoire confortable 0-2 à Manchester, à l'aller, les parisiens se sont inclinés 1-3 à domicile face à des mancuniens pourtant décimés (10 joueurs absents!) et faibles techniquement.

Nombre d'observateurs considéraient pourtant Paris comme un prétendant sérieux à la ligue des champions cette année.

Si le contexte de ces deux matchs est différent, nous pouvons néanmoins dégager quelques similitudes et tenter d'avancer quelques explications à l'inexplicable.

Après le traumatisme de la Remontada, les parisiens savaient que la qualification n'était pas assurée, qu'il leur fallait oublier le score du match aller et jouer avec l'intensité et l'exigence que requiert la LDC.

L'entraîneur allemand Thomas Tuchell (unanimement apprécié au sein du club et régulièrement salué par la presse) l'avait martelé toute la semaine.

Killian M'bappé, l'étoile montante du club et du football mondial, voulait lui jouer sans peur, sur les forces de son équipe, en s'appuyant sur la maîtrise technique et le savant dosage d'assurance et de modestie que lui et ses coéquipiers dégageaient depuis le début de la saison.

Le match a commencé, et comme en 2017, Paris s'est mis en difficulté tout seul en encaissant un but sur une grossière erreur individuelle dès la deuxième minute.

Revenus au score rapidement, les parisiens ont offert un deuxième but aux mancuniens à la 30' sur un ballon mal maîtrisé par le gardien italien Buffon, une légende à son poste, recruté cette année pour son charisme, son leadership, et qui devait aider le PSG à passer un cap dans les matchs couperet.

En deuxième mi-temps, alors que MU n'était plus qu'à un but de la qualification (malgré une domination écrasante du PSG dans tous les domaines), les parisiens se sont contentés de gérer le score, reculant inexorablement au fur et à mesure que le match avançait.

Naturellement, à force de jouer avec le feu et de tendre le bâton pour se faire battre, Paris a concédé un pénalty (certes contestable et sévère, mais voilà ce qui arrive quand on subit trop) à la dernière seconde, transformé par l'attaquant mancunien, et dit adieu à ses rêves européens, du moins pour cette année.

Pour moi, ces deux naufrages font clairement apparaître des failles psychologiques et mentales chez certains joueurs dans l'approche et la préparation du match.

Failles que ni le collectif, ni l'encadrement ne parviennent à endiguer.

Le traumatisme de la Remontada a été trop vécu comme un accident, comme quelque chose d'irrationnel contre quoi il n'y a pas grand chose à faire, et n'a sans doute pas été traité comme il fallait.

Enfouie, refoulée, la peur (de perdre, de l'élimination improbable, de la mort sportive) a resurgi de plus belle quand le match s'est tendu.

Et jouer avec la peur au ventre, la peur de perdre plus que l'envie de gagner, engendre bien souvent la défaite, telle une prophétie de mauvaise augure auto-réalisatrice.

Ce qui est arrivé au PSG me rappelle à bien des égards un soir de novembre 1993 et un certain France Bulgarie. La France faisait figure de possible future championne du monde et avait besoin d'un point sur ses deux derniers matchs (joués à domicile) pour se qualifier.

Mais après avoir perdu contre Israel 2-3 (alors qu'il y avait 2-1 à la 78è!), les français ont abordé le match contre les bulgares dans l'optique de ne pas le perdre (et donc avec la peur de le perdre), et ont joué la peur au ventre.

A 1-1, les jeunes bulgares insouciants et talentueux (ils iront en demi-finale de la coupe du monde) ont planté un but venu d'ailleurs à l'issue d'une contre-attaque éclair à la 89è, scellant ainsi le sort de l'équipe de France des Papin, Cantona, Ginola et consors.

 

Un des principes fondamentaux de la sophrologie est le principe d'action positive, selon lequel toute action positive dirigée sur n'importe quel élément de la conscience se répercute sur l'ensemble de l'Etre.

Autrement dit actionner le positif, renforcer ses structures saines, enclenche une dynamique du positif, qui s'auto-alimente.

Malheureusement pour les joueurs du PSG, la réciproque est aussi vraie. 

     

 


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